Les choix alimentaires ne sont pas seulement liés à la contrainte matérielle. Selon une étude réalisée par l’Université Catholique de Lille dans les Hauts-de-France auprès de 618 adultes en situation de précarité, le stress chronique et la surcharge mentale réduisent l’attention portée aux critères de santé. Une éducation culinaire avec peu de moyens pourrait donc être utile.
Dans une étude franco-hispano-autrichienne, l’analyse des rythmes des repas de plus de 51 720 participants pendant un suivi médian de 8,5 ans, montre qu’un dérèglement des horaires de repas — premier repas avant 7 h 30 ou dernier repas après 21 h ou consommation de plus de 60 % des apports énergétiques après 17 h — pourrait augmenter les risques de dépression.
Une étude rétrospective monocentrique (Clermont-Ferrand) auprès d’une cohorte de 57 patients à un an d’une chirurgie bariatrique retrouve une diminution de la densité minérale osseuse de l’ordre de 5,4 % au niveau du fémur et du col fémoral : de quoi justifier sa surveillance systématique et sa prévention nutritionnelle.
Les enfants consomment encore trop de sucres libres. Selon les données issues de l’enquête alimentaire Nutrimétrie 2024/C-Ways, 61,6 % des adultes mais seulement 31,6 % des enfants respectent la recommandation de l’OMS d’une consommation inférieure à 10 % de l’apport énergétique total.
Un message à délivrer : « À ce jour, on ne peut pas donner de recommandations nutritionnelles pendant la grossesse pour prévenir des allergies de l’enfant futur », plaide Marie Bodinier (Nantes). En cause : le manque de résultats cohérents dans les études publiées et notamment, une absence d’approche standardisée des supplémentations en termes de dose, de durée, etc.
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