131 pneumologues ont répondu à une enquête de pratique relative à l’utilisation des macrolides au long cours dans les pathologies respiratoires chroniques (Douvry B. et al). 92 % ont déclaré en prescrire, principalement l’azithromycine (98 %) le plus souvent à la dose de 250 mg 3 fois par semaine dans les bronchectasies non liées à la mucoviscidose (98 %), la BPCO (81 %) et l’asthme (41 %). L’ECG était l’examen préthérapeutique le plus fréquent (84 %).
Une étude fondée sur le SNDS a été menée (Cottin V. et al) chez 228 388 patients atteints de connectivite (polyarthrite rhumatoïde (PR), de syndrome de Sjögren primaire (SSP), connectivite mixte (MCTD), lupus érythémateux disséminé (LED), myopathie inflammatoire idiopathique (MII), et sclérodermie systémique (ScS)). La proportion de patients présentant une pneumopathie interstitielle diffuse (PID) associée variait entre 2 % pour la PR et 36,5 % pour la MII. Après ajustement sur l’âge et le sexe, une augmentation significative de la mortalité a été observée chez les patients avec PID associée et elle était plus marquée en cas de PID progressive.
Le nombre de prescriptions de PPC a augmenté en moyenne de 8,7 % par an, passant de 986 784 en 2014 à 3 362 040 en 2023 et les coûts de santé associés également (Carpentier N. et al). La répartition des prescripteurs s’est modifiée en faveur des médecins généralistes et des cardiologues, au détriment des pneumologues.
L’étude Pharmacopd (Chachulski A. et al) a montré que sur 315 patients atteints de BPCO, 85 % étaient polymédiqués (cinq médicaments par jour ou plus) dont 44 % de façon excessive (dix ou plus). Au-delà du nombre de médicaments, il apparaît que la complexité des traitements, évaluée par le MRCI, est un facteur de risque indépendant d’exacerbations fréquentes.
Une analyse menée sur près de 800 personnes ayant effectué un programme de réadaptation respiratoire ambulatoire (réseau Recup’Air) montre que malgré des caractéristiques initiales différentes chez les femmes (plus jeunes, moins fumeuses, moins de comorbidités cardiovasculaires, taux de dénutrition et de troubles anxio-dépressifs plus élevés), l’évolution entre hommes et femmes est globalement similaire en fin de programme en amélioration de la qualité de vie (Bellocq A. et al).
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