Le moindre recours aux soins et les déprogrammations d'activités (surtout lors du premier confinement) ont influencé – défavorablement – l'évolution de nombreux indicateurs de la ROSP clinique. Les dosages biologiques, le suivi des patients diabétiques, la surveillance du risque cardio-vasculaire (patients sous AVK) et surtout les dépistages des trois cancers (sein, col, colorectal) ont été très impactés. De même, la crise a percuté les indicateurs relatifs aux traitements par benzodiazépines hypnotiques et anxiolytiques (qui sont en hausse alors que l'évolution doit être à la baisse). En revanche, deux effets bénéfiques : le meilleur taux de couverture de vaccination antigrippale et la moindre consommation d'antibiotiques.

Article précédent
« La ROSP ne doit pas être supprimée, elle doit évoluer »
Rémunérations : qui a touché quoi ?
« La ROSP ne doit pas être supprimée, elle doit évoluer »
Prévention, suivi : des évolutions chahutées par la crise
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur