Une nouvelle fois, les dépenses de l’hôpital progresseront moins vite que celles de la ville, virage ambulatoire oblige, justifie Marisol Touraine. L’ondam hospitalier est en effet fixé à 2 %, à comparer avec les soins de ville qui augmenteront de 2,1 %. Afin de respecter un Ondam global à 2,1 %, loin donc du taux affiché en début d’année (1,75 %), plus de 4 milliards d’euros d’économies devront être générées au cours de l’année. L’hôpital sera fortement mis à contribution. 505 millions d’économies sont attendus sur les achats hospitaliers. Le développement de la chirurgie ambulatoire devrait générer un gain de 260 millions d’euros.
Mais l’industrie pharmaceutique sera une nouvelle fois le principal contributeur. Et participera à hauteur de 40 à 50 % selon les calculs à l’effort demandé. Les cibles sont multiples. Sont visées la réduction des dépenses de la liste en sus (260 millions d’euros), la baisse de prix des médicaments (500 millions d’euros), les remises (250 millions). L’essor des ventes des génériques et les conditions assouplies de dispensation pour les biosimilaires participeront au respect de l’Ondam. Enfin, la grande nouveauté de cet Ondam 2017 est la création d’un fonds de financement de l’innovation pharmaceutique. Son objectif est de lisser dans le temps les fluctuations annuelles de dépenses liées aux innovations des produits de santé.
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