Malgré quelques péripéties, l’état d’urgence sanitaire sera bel et bien prolongé jusqu’au 16 février, comme le souhaitait le gouvernement. La majorité avait été mise en difficulté par l’opposition, la semaine passée, lors de l’examen du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Profitant de l’absence de nombreux membres de La République en Marche, les députés avaient adopté un amendement prévoyant la prolongation de cet état d’urgence jusqu’à la mi-décembre seulement. Un autre stipulant que le confinement ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre qu'après accord du Parlement avait également été voté. De quoi provoquer l’ire du ministre de la Santé Olivier Véran qui a recouru à la réserve de vote.
Finalement, la prolongation de l'état d'urgence sanitaire a été adoptée par le Parlement après le vote des députés en dernière lecture, samedi, par 154 voix pour et 38 contre. Contrairement au printemps, il n’y aura pas eu consensus politique. À peine l'Assemblée nationale votait-elle l'adoption définitive par le Parlement du projet de loi, que 69 députés issus majoritairement de la gauche (socialistes, communistes, LFI et sept députés Libertés et territoires) annonçaient un recours devant le Conseil Constitutionnel. « Sans mésestimer d'aucune façon la situation sanitaire (...), le régime d'état d'urgence sanitaire est manifestement disproportionné » et « porte une atteinte indéniable aux libertés fondamentales constitutionnellement garanties sans pour autant constituer une réponse adéquate susceptible de mettre fin à l'épidémie », écrivent les signataires.
La téléconsultation par téléphone bientôt réactivée ?
L'officialisation de cette prolongation pourrait s'accompagner dans les jours prochains de la parution du décret réactivant la prise en charge à 100 % des téléconsultations par téléphone, qui se fait toujours attendre. À la mi-juillet, c'est la sortie de l'état d'urgence sanitaire qui avait entraîné la fin de ces actes très appréciés par la profession.
Pour l'heure, en l'absence de décret, une « tolérance » permet toutefois aux praticiens de téléconsulter par téléphone certains de leurs patients.
(Avec AFP)
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