Est-ce la faute aux difficultés économiques ou à la mise en œuvre des seuils d’activité minimale conditionnant la délivrance d’autorisation ? En tout état de cause, entre 2005 et 2012, le nombre d’établissements pratiquant la chirurgie des cancers a baissé selon une étude de l’Irdes*. Il chute de 1 057 à 924 structures. Dans le même temps, la chimiothérapie progresse (+32 nouveaux centres). La fermeture des blocs chirurgicaux concerne surtout les petits établissements privés lucratifs. Vingt pour cent d’entre eux ont cessé leur activité. Les centres hospitaliers ont également été touchés avec une réduction de 9 %. Cette contraction de l’activité n’a pas concerné les établissements privés non lucratifs qui bénéficient d’une augmentation de 13 %. Sur l’ensemble de l’Hexagone, 61 départements ont été affectés par une rétraction de l’offre en chirurgie carcinologique. Au final, le secteur public (CH et CHU) accroît sa part de marché et assure près de 40 % des chirurgies carcinologiques en 2012 contre 34 % en 2005. L’offre privée demeure toujours leader avec une part de marché de 46 % (contre 54 % en 2005).
Hausse de 60 % en sept ans du nombre de chimios
Cette reconquête du secteur public est encore plus frappante dans le domaine de la chimiothérapie. En sept ans, le nombre de séances de chimiothérapies a augmenté de près de 60 %. Cette croissance a été captée pour l’essentiel par les CHU et les CH. Dans ces établissements, le nombre de séances a doublé avec une part de marché qui progresse de 43 à 50 %. Effet de balance oblige, les cliniques privées reculent avec une part qui s’élève à 28 % au lieu de 37 % en 2005.
Accéder au rapport : http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/221-l-ac…
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