Mandatée en avril dernier par Nicolas Sarkozy pour mener une grande concertation sur la médecine de proximité, Élisabeth Hubert rendra son rapport au début du mois d’octobre. Depuis le printemps, elle a réalisé dans toute la France une douzaine de déplacements qui lui ont permis, explique-t-elle, d’observer un certain nombre d’initiatives intéressantes et de rencontrer chaque fois des professionnels de santé (très majoritairement des médecins mais aussi des infirmières, des sages-femmes ou des pharmaciens). Parallèlement, Élisabeth Hubert a auditionné plus de 80 délégations (représentants d’organisations professionnelles, usagers, élus, syndicats, partis politiques…).
À quelques foulées de la fin de ses travaux, l’ancienne ministre de la Santé fait un constat : le corps médical est « au-delà de la colère ». « C’est ce qui m’a le plus frappé, rapporte-t-elle : il y a vraiment un sentiment de frustration, de très forte déception et aussi une incompréhension face à ce qu’ils considèrent comme du mépris. Il y a chez les médecins un sentiment très exacerbé de désarroi. »
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