?Dans le Nord-Pas-de-Calais, la menace d’exclure SOS médecins de la régulation a failli mal tourner. L’ARS voulait que tous les appels soient transférés vers le SAMU qui aurait ensuite régulé à la fois les urgences, les libéraux de garde et les médecins de SOS. L’association avait alors déposé un préavis de grève national pour les 5 et 6 janvier avant qu’un accord ne soit trouvé. Pour son secrétaire général, Serge Smadja, il n’était pas question que le principe du « double accès aux médecins de permanence pour le patient » soit bafoué. Finalement paru le 7 janvier, le cahier des charges de l’ARS ne cantonne pas les médecins de SOS au rôle de simples effecteurs du SAMU.
Ça a chauffé aussi en Midi-Pyrénées où l’ARS a essayé de recentrer l’activité de SOS sur Toulouse intra muros avant de faire marche arrière. Serge Smadja a fait aussi état de « couacs à Ajaccio ». Pourquoi ces bugs ? Et si SOS coûtait trop cher, suggèrent de mauvaises langues ? « Archi-faux !, se défend Serge Smadja. Nos tarifs sont les mêmes que ceux des autres médecins libéraux. En plus, grâce à nos services, on peut souvent éviter un recours systématique aux urgences. Des économies sont ainsi réalisées sur le transport du malade pris en charge à domicile et sur d’éventuels examens supplémentaires ».
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