Dans le même registre que « la bourse ou la vie », voici « la fin de la grève ou votre poste ».
Pour mettre un point final à la grève dévastatrice – la presse locale a fait état de morts dans la population dès le premier jour du conflit – que mènent depuis le 5 décembre quelque 5 000 médecins et soignants du secteur public au Kenya, les autorités du pays ont résolu de recourir, en termes de sanctions disciplinaires, à l'arme lourde : le licenciement pur et simple.
« Les docteurs en grève devraient considérer la détresse des Kényans dans les hôpitaux publics et reprendre leur travail, a plaidé Peter Munya, le président du Conseil des gouverneurs. Le gouvernement (a) fait une offre très raisonnable, qu'ils doivent prendre en considération. »
L'offre en question consiste en une augmentation salariale de 40 %… à rapporter à la hausse de 300 % que demandent les grévistes. Un caprice ? Dément, si l'on songe aux quelque 8 % que représenterait le passage du C à 25 euros ? Non, la simple application d'une convention collective signée en 2013. Et une revendication soutenue par de nombreux Kényans sur les réseaux sociaux. En dépit du chaos sanitaire dans lequel le mouvement a plongé leur pays.
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