Agnès Buzyn a annoncé jeudi « le reversement de 250 millions d'euros aux établissements de santé » publics et privés, correspondant à des crédits gelés en 2017 et réclamés à cor et à cri par les hôpitaux et les cliniques. Cette décision à la fois budgétaire et très politique intervient quelques jours après la confirmation d'une nouvelle baisse des tarifs hospitaliers, qui a consterné le secteur.
« Les dernières données disponibles relatives à l’exercice 2017 indiquent que les dépenses d’assurance maladie ont moins progressé que l’objectif voté, du fait principalement d’une progression de l’activité des établissements de santé plus faible que la prévision », argumente le ministère pour expliquer ce coup de pouce opportun.
Les hôpitaux et cliniques se partageront 200 millions d'euros « en fonction de leur activité » et 50 millions d'euros supplémentaires « seront consacrés à des aides en trésorerie pour des établissements en difficulté », ajoute Ségur.
Ces sommes s'ajoutent aux 150 millions d'euros déjà débloqués en décembre, si bien que « la totalité des montants mis en réserve » en 2017 aura été restituée aux établissements de santé, affirme la ministre.
Le coefficient prudentiel est un mécanisme tarifaire de réserve annuelle visant à gager une partie de l’objectif des dépenses hospitalières (ONDAM, fixé dans le budget de la Sécurité sociale), pour faire en sorte que les établissements restent dans les clous.
Les hospitaliers satisfaits
Les fédérations hospitalières (FEHAP, FHF, FHP et UNICANCER) « saluent » ce vendredi la décision de la ministre de la Santé.
Selon ces organisations, cette décision tombe à pic après la restitution partielle de décembre, considérée comme un « signal négatif » qui avait « entam[é] la confiance ». Rendre les crédits aux établissements est un « gage de [l]a volonté [d'Agnès Buzyn] de tenir les engagements de l'État, qui témoigne de l’écoute accordée aux acteurs hospitaliers et de la reconnaissance par la ministre du travail accompli », écrivent les fédérations dans un communiqué commun.
Pas dupes, les hospitaliers rappellent que cette mesure intervient « dans un contexte particulièrement tendu » après les arbitrages de baisse de tarifs, « qui préoccupent fortement les établissements ».
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