La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) s'insurge ce jeudi contre la baisse de 2,09 % des tarifs des cliniques MCO [en intégrant les gels de crédits NDLR] qui, selon elle, « va mettre en péril la survie de nombreux établissements de santé privés, aujourd'hui en grave difficulté ». Selon la FHP, les baisses de tarifs et de prix de journée attendues pour les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) et psychiatriques devraient même être respectivement de 2,3 % et 2,4 %.
La FHP dénonce, comme l'an passé, « une campagne tarifaire injuste ». En pratique, outre la baisse directe des tarifs de 0,9 % (pour le privé comme pour le public), le gouvernement a décidé à nouveau de neutraliser (pour les cliniques) les avantages du CICE et des allégements de charge du Pacte de responsabilité, ce qui équivaut à une baisse supplémentaire de 0,49 %. Enfin, comme d'habitude, certains crédits sont mis en réserve à hauteur cette année de 0,7 % des enveloppes financées à l'activité (MCO, psychiatrie et SSR) dans les deux secteurs.
La FHP fait valoir également que le secteur hospitalier associatif (ESPIC) sera, lui, autorisé à bénéficier des avantages financiers du crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS), sans compensation. « Le gouvernement fait fi de l'arrêt du Conseil d'État qui vient de condamner cette discrimination. La FHP engagera un recours contre cet abus de droit », prévient la FHP.
La coupe est pleine
Alors que le gouvernement se félicite d'avoir fixé des « tarifs maîtrisés » pour 2017, la FHP dénonce à l'inverse une « politique du rabot, à courte vue », qui pénalise les établissements les plus performants. Pour Lamine Gharbi, président de la FHP, cette politique « tire de manière indifférenciée tout le monde vers le bas, en faisant ici et là des économies sans aucun sens sur le financement direct des prestations de soins et sans se poser la question globale d'une transformation profonde d'un modèle à bout de souffle ».
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes