Au bout de 118 jours de grève, une partie du personnel de l'hôpital psychiatrique Pinel d'Amiens a décidé d'une action choc. Ce mercredi matin, autour de 6 h 30, une quinzaine de grévistes se sont enchaînés aux grilles de l'agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France afin de bloquer toutes les entrées du bâtiment.
« On est face au mur, il va falloir qu'on le détruise d'une manière ou d'une autre », a déclaré Marie Lefèvre, infirmière non-syndiquée, qui compte rester enchaînée « le temps qu'il faudra ».
Puisqu'ils nous empêchent de travailler, l'ARS nous reçoit ce matin... Ah non, ils s'en foutent de l'hôpital Phillipe Pinel, ils s'en foutent du service public, ils nous laissent crever. Nous nous enchaînons pour pouvoir travailler. #pinelenlutte pic.twitter.com/KgnvgHkh4D
— Hôpital Pinel en lutte (@pinel_en_lutte) 10 octobre 2018
Remise en cause des négociations
Le début de la mobilisation remonte au mois de juin avec la fermeture d'un service de vingt lits et le départ d'une dizaine de médecins. Depuis, le personnel demande la création de 60 postes de soignants dans les services d'hospitalisation, la réouverture de deux unités de soins et l'effacement de la dette qui s'élève à 12 millions d'euros.
Le 25 septembre dernier, une table ronde organisée entre les syndicats (FO, SUD et CGT), l'ARS, la commission médicale d'établissement (CME) et une association d'usagers (UNAFAM) devait mettre fin au mouvement. Ça « n'a rien donné » a indiqué ce mercredi Chrystèle Leclercq, déléguée CGT.
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