Postvention : ou comment prendre soin des soignants lorsqu’un patient se suicide

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Publié le 17/10/2025

Peu préparés à être confrontés à la mort par suicide – même si beaucoup reconnaissent qu’il s’agit d’un « passage obligé de leur carrière » – les psychiatres vivent ces évènements avec un impact traumatique, émotionnel et professionnel. La mise en place de consultations de postvention (après le décès) permet de ressouder les équipes et de repérer les professionnels les plus vulnérables.

Un programme de postvention pour soutenir les équipes confrontées à ces évènements au Centre Hospitalier Le Vinatier à Lyon

Un programme de postvention pour soutenir les équipes confrontées à ces évènements au Centre Hospitalier Le Vinatier à Lyon
Crédit photo : BURGER/PHANIE

En moyenne 26 personnes sont impactées par chaque suicide. Mais si l’on prend l’entourage au sens large qui peut comprendre des soignants, alors ce chiffre peut être estimé à 135 (1). Le Dr Édouard Leaune, psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon, s’intéresse depuis quelques années à l’impact chez les psychiatres du suicide de l’un de leurs patients. « Quand on choisit la psychiatrie, c’est souvent pour s’éloigner de la mort que l’on a vue de près ou de loin au cours de ses études de médecine.

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