LES TRAVAUX de Georges Charpack (prix Nobel de physique 1992), des équipes du laboratoire de biomécanique (LBM) de l’ENSAM et du laboratoire de recherches en imagerie et orthopédie (LIO,Montréal) en collaboration avec les services de radiologie et d’orthopédie pédiatriques de l’Hôpital Saint Vincent de Paul (Paris) ont abouti à la mise au point en France et au développement d’EOS, un nouveau système d’imagerie dont les principales caractéristiques sont :
- La réduction considérables des doses de rayons X ( de 8 à 10 fois inférieures à celle de la radiologie conventionnelle, de 800 à 1000 fois moindres que la tomodensitométrie tridimensionnelle).Bénéfice
particulièrement important pour les enfants dont la sensibilité aux radiations ionisantes est supérieure à celle de l’adulte, ce d’autant que certaines pathologies comme la scoliose nécessitent des examens répétés.
- L’étude du patient en position debout en obtenant des clichés simultanés de face et de profil du sommet de la tête jusqu’à la plante des pieds.
- La possibilité de reconstruction 3D de tous les niveaux ostéo-articulaires que seul le scanner permettait jusqu’alors d’obtenir avec calcul automatique des paramètres cliniques osseux.
Aujourd’hui, les indications principales du systèmes EOS concernent les bilans répétés de pathologies rachidiennes, du bassin et des membres inférieurs. Een particulier chez les enfants atteints de scoliose, æn réalisation de bilans pré et postopératoires, ainsi qu’en contrôle des corsets orthopédiques.
Chez l’adulte, cette technique peu irradiante est appréciable pour le suivi de pathologies chroniques ( scoliose dégénérative), L’analyse de la « posture globale » fournie par la vision du corps entier permet une meilleure appréciation des relations entre les différentes parties du squelette (rachis, hanche, genou), explique le Pr Anne Cotten (CHRU Lille).
Le Dr Eric Stindel, chirurgien orthopédique (CHU Brest) insiste sur la précision du système .« Les images en 3 D en position assise ou debout permettent de faire des mesures précises, des longueurs des membres avant la pose de prothèses par exemple.»
EOS s’inscrit parfaitement dans le cadre des recommandations européennes et françaises en matière de radiodiagnostic en étant moins irradiant que les autres techniques d’imagerie par rayon X.
Conférence de presse organisée par Biospace med.
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