L’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées se lie solidement à la surface des neurones, via cinq sites de liaison. Une équipe de chercheurs internationaux, dont des Français, a visualisé à l’échelle atomique, en utilisant la cristallographie aux rayons X, la structure du complexe éthanol/récepteur. La précision est de l’ordre de l’Angström (1/10-10 mètre), une première.
Les liaisons se font via les récepteurs au GABA (récepteurs de type GABAA). Le GABA, qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau humain, est aussi la cible privilégiée de l’éthanol. Les chercheurs observent que la fixation de l’éthanol active l’ouverture du récepteur, perturbant les fonctions cérébrales en exacerbant l’activité des neurones inhibiteurs.
Ces travaux ouvrent la voie à des recherches sur des antagonistes substituables à l’éthanol, ayant pour effet de maintenir les canaux en position fermée. « De tels composés pourraient être utilisés pour limiter les effets toxiques de la prise d’alcool, pour le sevrage et pour le traitement de l’addiction. »
Ludovic Sauguet, Marc Delarue et coll. Nature Communication, 16 avril 2013.
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