Est-ce le cœur et/ou la raison ? Marisol Touraine n’a pas hésité entre les XVe Assises hospitalo-universitaires et le congrès de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), entre Toulouse et l’Arche de la Défense. La ministre de la Santé a opté pour la Cité rose et délaissé le quartier des affaires de la Défense. La FHP présentait pourtant son programme pour les élections de mai 2017. Vingt-deux propositions sont ainsi articulées autour de trois axes, modernité, solidarité et vérité. La réforme du service public hospitalier inscrit dans la loi de santé 2016 n’a toujours pas été digérée par la FHP. Son abrogation est l’une des « quatre mesures punitives » exigées par la Fédération. Sont également visées la suppression du dispositif dit de bénéfice déraisonnable, la fin de la dégressivité tarifaire mise en place par la LFSS 2015 et l’adaptation de la réforme tarifaire pour les établissements des soins de suite et de réadaptation. Cette dernière mesure s’exerce dès cette année sur les finances des cliniques privées. Quatre-vingt établissements ont ainsi reçu leur première facture qui peut grimper jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires. Pour autant, la FHP n’a pas souhaité dresser un catalogue de mesures catégorielles comme la demande à l’accès au CICE. Mais elle appelle à un changement de logiciel. Le « statut public » ne doit plus être favorisé systématiquement dans l’accès à une autorisation d’activité ou à l’achat d’un équipement lourd par exemple. En lieu et place du service public, la politique de santé doit être orientée par le service au public, suggère la FHP. Dans ce registre, on note la demande d’augmentation significative de la part du financement de la qualité. Il est aujourd’hui limité à 0,5%. Revient une exigence du passé, celle de la convergence tarifaire entre le secteur public et le privé. Afin d’assurer la pérennité du système de protection sociale, tout projet de loi de financement de la Sécurité sociale devrait être présenté à l’équilibre. Parmi les grands principes la FHP appelle à accélérer l’évaluation dans le domaine de la santé. Lamine Gharbi, le président de la FHP ne s’exonère pas de cette contrainte. « Notre action devrait être appréciée à la suppression des mesures punitives dans les six mois qui suivront l’élection présidentielle. » Sera-t-il entendu par le prochain locataire de l’avenue Duquesne ?
Brève
Lamine Gharbi demande la suppression de quatre « mesures punitives »
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Publié le 08/12/2016
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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