Les médecins ont la sinistrose ? Pas si sûr, d’après le dernier baromètre santé Odoxa et MNH Group réalisé auprès de 434 médecins libéraux et hospitaliers et 991 Français et rendu public ce lundi.
71 % se considèrent satisfaits de leur travail, un chiffre peu ou prou similaire à celui de l’ensemble des Français en emploi interrogés dans l’enquête. 95 % sont contents de leur relation avec les patients, 87 % de celle avec l’entourage des patients et la même proportion de celle avec leurs collègues. Pour ce qui est du contenu de leur travail, les médecins semblent en tirer une plus grande satisfaction que le reste des Français. 96 % jugent ainsi leur travail intéressant et 94 % utile contre 82 % et 85 % pour leurs concitoyens. Ils ont aussi davantage l’impression de développer leurs compétences professionnelles (77 % contre 71 %). En revanche, les médecins estiment à 60 % que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur et à 61 % que leurs perspectives d’évolution ne sont pas motivantes.
Quand on s’intéresse à leurs conditions de travail, les médecins sont plus sévères que le reste des travailleurs. 60 % considèrent ne pas avoir assez de temps de pause dans la journée (contre 17 % pour les autres travailleurs), 72 % se plaignent de manquer de temps pour accomplir leur travail (contre 28 %) et 43 % jugent ne pas avoir un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle (contre 21 %).
Plus sceptiques face aux nouvelles technologies
Le baromètre santé interrogeait également médecins et patients sur le développement des nouvelles technologies et leur impact sur la santé. Globalement, les professionnels de santé comme les Français soulignent les bénéfices apportés par les outils digitaux même si les médecins sont un peu plus mesurés.
Les Français sont d’accord à 81 % sur l’affirmation selon laquelle grâce aux outils digitaux, « le médecin peut conseiller le patient après son séjour à l’hôpital, avec des conseils sur l’hygiène de vie et la diététique ». Ce chiffre tombe à 67 % chez les praticiens. De la même manière, 80 % des Français s’accordent à dire qu’avec les nouvelles technologies, « le patient peut retrouver facilement les informations qui lui ont été données suite à son séjour ou sa consultation à l’hôpital », alors que les médecins ne sont « que » 61 % à le penser. La différence la plus marquée apparaît sur la question de la gestion administrative simplifiée grâce aux outils digitaux. Seuls 37 % des médecins sont d’accord sur ce point contre 74 % des Français.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes