Combien gagnent les infirmiers et les aides-soignants… Nouveau baromètre sur les salaires de la santé

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Publié le 19/05/2016
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Crédit photo : S. TOUBON

L'agence d'intérim Appel médical, filiale du groupe Randstad France, vient de publier son cinquième baromètre des évolutions de salaires de la santé de 2010 à 2015.

Cette étude est basée sur les salaires réels d'intérimaires, constatés sur plus de 500 000 contrats de mission. Les intérimaires sont payés au même niveau que les salariés titulaires, « ce qui garantit une bonne représentativité », explique l'agence. Les congés payés, indemnités de fin de mission et les primes n'ont pas été pris en compte.
 

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Depuis 2010, la profession dont la rémunération a le plus évolué est le préparateur en pharmacie, dont le salaire a augmenté de 12 %, pour atteindre 1 967 euros brut. Une hausse expliquée par les nombreux départs à la retraite et la baisse des jeunes diplômés, selon Appel médical.

Un seul salaire stagne, c'est celui des IADE (infirmières anesthésistes), qui baisse de 0,7 %, à 3 718 euros brut. Cette évolution « atone », est due à « la rémunération à la baisse dans le public ». Malgré cette légère baisse, c'est le plus haut salaire parmi les professions étudiées.

 

Des professions pas toutes logées à la même enseigne

 

Les IADE sont suivies de près par les pharmaciens, dont le salaire s'élève à 3 417 euros brut mensuels, soit 6 points de plus qu'il y a 5 ans, malgré « des contraintes économiques fortes », précise l'étude.

La troisième place revient aux infirmiers de bloc opératoire (IBODE), dont le salaire passe à 3 222 euros en 2015. Viennent ensuite les kinésithérapeutes avec en moyenne 2 635 euros mensuels en 2015. Les infirmiers non spécialisés sont cinquièmes du classement, avec 2 198 euros en moyenne. Parmi les salaires les plus bas, on retrouve les aides-soignants en exercice, qui gagnent 1 717 euros par mois, soit 5 % de plus qu'en 2010.

« Ce baromètre montre que sur les cinq dernières années, toutes les professions n'ont pas été logées à la même enseigne. Sans doute y a-t-il la matière à réflexion pour répondre aux pénuries qui touchent certains métiers », analyse Christophe Bougeard, directeur général de l'Appel médical.


Source : lequotidiendumedecin.fr