La proposition du Collège de médecine générale (CMG), soutenue par le syndicat national des médecins du sport-santé (SNMS), d'intégrer la prescription d'activité physique dans la ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique) pour les patients hypertendus, fait réagir la fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR).
La fédération s'oppose « fermement à ce que les prescriptions d'une activité physique pour les patients en affection longue durée (ALD) soient intégrées dans ce dispositif ».
Oui aux kinés, non aux coaches sportifs
Joint par « le Quotidien », le président de la FFMKR, Daniel Paguessorhaye, estime qu'inclure l'activité physique dans la ROSP constituerait « une incitation à la prise en charge accrue des patients en ALD par des non-professionnels de santé ».
Ainsi, les kinés craignent d'être évincés du parcours de soins. « On crie partout à la coopération entre les professionnels de santé mais lorsqu'un patient en ALD se verra prescrire une activité physique par son médecin, il sera orienté vers les non professionnels de santé, comme les éducateurs sportifs, les coaches… », détaille Daniel Paguessorhaye. Or, selon la fédération, les masseurs-kinésithérapeutes seraient les mieux placés pour la prise en charge de ces patients, notamment grâce au bilan de diagnostic kinésithérapique (BDK) qui détermine un plan de soins minutieux.
La prescription de l'activité physique est une mesure inscrite dans la loi santé promulguée en début d'année. Les professionnels de santé sont encore dans l'attente du décret d'application. Un groupe de travail a été mis sur pied pour discuter des modalités de mise en place.
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