Il y a une semaine tout juste, une partie des médecins libéraux étaient en grève à l'appel du collectif « Médecins pour demain », appel relayé par la quasi-totalité des syndicats. Si les organisateurs ont revendiqué entre 60 et 80 % de cabinets fermés selon les syndicats – voire 90 % selon le collectif – les données d'activité des médecins libéraux remontées par les caisses primaires montrent une mobilisation un peu moindre.
En effet, en se basant sur les feuilles de soins électroniques télétransmises pendant ces deux journées, la Cnam fait état d'« une baisse d’activité d’environ 30 % chez les généralistes et pas de baisse d’activité constatée chez les spécialistes », a-t-elle indiqué au « Quotidien » ce jeudi.
Continuer à mettre la pression
Entre aujourd'hui et demain vendredi, Thomas Fatôme, son directeur, devait recevoir l'ensemble des syndicats de médecins libéraux représentatifs en réunions bilatérales avant un nouveau round de négociation plénière, jeudi de la semaine prochaine. Le collectif « Médecins pour demain » entend continuer à mettre la pression.
Dimanche soir, il a déjà appelé les médecins libéraux à faire la grève de la télétransmission, sauf pour les patients bénéficiant du tiers payant obligatoire. « Si nous ne sommes pas entendus, nous appellerons à la grève dure et illimitée à partir du 26 décembre », a indiqué aussi sa porte-parole, la Dr Christelle Audigier.
La nouvelle convention médicale doit être signée d'ici à la fin du mois de février. En cas d'échec des négociations, il reviendra à l'inspectrice générale des affaires sociales, ancienne présidente du Haut conseil pour l'avenir de l'Assurance-maladie (Hcaam), Annick Morel, qui a été nommée arbitre, d'écrire une convention.
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