Dans toute vie de médecin, il est quelque part question de transmission. Le Dr Bruno Fron, généraliste à Paris, a reçu son viatique au tout début de sa carrière, il y a trente ans, de la bouche d'une patiente, veuve d'un praticien. « Où sont-ils, les médecins d'autrefois, le docteur de quartier, le docteur de famille, attentifs et désintéressés, à la fois praticiens et conseillers tutélaires ? », avait écrit le romancier-journaliste Joseph Kessel dans une lettre de remerciement à l'époux prématurément disparu en 1959. Or, dans la médecine générale, davantage que la « matière médicale purement scientifique », c'est plutôt « les gens, les situations » qui intéressent celui qui exerce toujours au cœur de la capitale. C'est pourquoi le Dr Fron livre ici ses confessions de médecin de famille à travers les histoires de rencontres avec ses patients. Même si sa fille gastroentérologue ne comprend pas qu'il puisse « encore travailler 65 heures par semaine », le généraliste continue de défendre avec conviction et tendresse sa vision du métier. « On parle de maisons médicales associant médicaux et paramédicaux en équipe, constate-t-il. Très bien, mais en prenant soin de garder le meilleur de ce que fut la médecine générale de proximité dite libérale ».
Docteur Fron, « Toute une vie pour eux », L'Iconoclaste, 20 euros.
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