La nouvelle est tombée le 9 juillet, mettant fin à plus d'un an de querelles.
Le déremboursement de l'homéopathie est l'actualité phare de l'année écoulée, selon les lecteurs du Généraliste. Près de 47 % des 562 participants à notre enquête en ligne l'ont placé en tête des informations les plus marquantes de 2019.
Agnès Buzyn a mis un terme à plusieurs mois de tergiversation au début de l'été en se rangeant à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) qui avait conclu à l'« efficacité insuffisante » de cette méthode alternative.
À compter de 2020, les granules aujourd'hui prises en charge à 30 % par l'Assurance maladie ne le seront plus qu'à 15 %, avant d'être intégralement déremboursées en 2021, a annoncé Agnès Buzyn.
La colère de l'hôpital a aussi marqué les esprits
Même si l'homéopathie n'a représenté que 126,8 millions d'euros de remboursement par l'Assurance maladie en 2018, cette décision a été vécue comme une consécration pour le collectif FakeMed engagé depuis de longs mois et la publication d'une tribune de 124 professionnels de santé contre l'homéopathie et les médecines complémentaires.
À noter que le déremboursement de l'homéopathie devance de peu la mobilisation des professionnels de santé à l'hôpital (41,8 %) qui a fortement agité les établissements ces derniers mois. Même si l'événement fut éminemment symbolique pour la spécialité, le carton plein, pour la première fois, de la médecine générale lors de la procédure de choix des postes d'internat, arrive loin en 3e position (5,9 %).

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