Après la signature des accords pour l’hôpital, la ville voulait elle aussi son Ségur. Pendant plusieurs mois, les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance maladie se sont donc mis autour de la table pour négocier : l’accord conventionnel interpro sur les CPTS d’un côté, et l’avenant 9 de l’autre, consacré aux soins non programmés, à la visite à domicile et à la télémédecine. Mais à quelques mois des élections URPS, l’Assurance maladie, qui souhaitait aller vite sur ces sujets, avait dû se rendre à l’évidence : aucune signature ne serait possible avant les élections. Cette question désormais réglée, les syndicats, entre lesquels un nouveau rapport de force a été établi, vont pouvoir revenir à la table des négociations. Les discussions ont repris dès la semaine dernière sur l’avenant 9, pour une conclusion d’ici la fin du mois de juillet. Au grand dam des médecins, la revalorisation globale de l’acte ne semble pas être au menu, mais des avancées sont attendues, notamment sur la visite à domicile, la rémunération de la régulation et la prise en charge des soins non programmés. D’autant plus que la convention a été prolongée et ne sera renégociée qu’après l’élection présidentielle. Reste à savoir si l’Assurance maladie sera prête à dépasser l’enveloppe de 550 millions d’euros proposée en décembre dernier et jugée insuffisante par les syndicats.
Dossier
Vie conventionnelle
Les dossiers prioritaires pour un Ségur de la ville
Par Léo Juanole et Aude Frapin et Amandine Le Blanc - Publié le 28/06/2021
GARO/PHANIE
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