Épreuves raccourcies et organisées sur une journée : la Paces 2020 est bradée selon des étudiants

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Publié le 12/05/2020
Etudiants en 1ère année de médecine

Etudiants en 1ère année de médecine
Crédit photo : BURGER/PHANIE

Le concours de la Paces, quand il se déroule dans des conditions normales, est déjà une source de stress importante pour les étudiants en médecine. Compte tenu des conditions actuelles, du report des dates d’examen, de l’absence de cours en présentiel depuis deux mois etc, cette édition 2020 s’annonce encore plus compliquée … et pour les étudiants de Toulouse et Aix-Marseille, cela pourrait carrément tourner à la crise de nerfs.

Dans les différentes UFR, le concours du deuxième semestre de la Paces a été déplacé à partir de la deuxième quinzaine de juin et des aménagements doivent être mis en place pour permettre aux examens de se dérouler dans des conditions sanitaires acceptables.

Une journée

Pour réduire les risques d’exposition à la Covid 19, les facultés de Toulouse et Aix-Marseille ont décidé de réunir sur une seule et même journée les épreuves censées se dérouler en temps normal sur quatre journées pleines.
À Toulouse, les cinq épreuves du tronc commun, sont réunies dans une seule et même épreuve d’1h15 et le nombre de questions dans le QCM revues à la baisse. L’épreuve : santé, société et humanité, censée être une épreuve rédactionnelle, devient elle aussi un QCM. Les épreuves de recherche ou de spécialité dont le nombre de questions ou la durée sont divisés par deux ou trois.

Le procédé est le même à Marseille, où la durée des épreuves et le nombre de questions ont été considérablement réduits.

En revanche les coefficients affectés à chaque épreuve eux restent inchangés.
Ces nouvelles modalités ont provoqué une nouvelle vague de stress chez les étudiants et beaucoup d’inquiétude et d’amertume. Une pétition a notamment été lancée par les étudiants de Toulouse pour réclamer d'autres conditions d'examen. 

Modifier les coefficients

Les élus étudiants de Toulouse estiment dans un communiqué que « ces nouvelles modalités d’évaluation sont totalement inadaptées pour évaluer l’ensemble des connaissances acquises par les étudiants depuis le mois de janvier. Elles ne permettent pas une sélection pertinente ». Ils demandent donc des moyens supplémentaires pour permettre la tenue d’un concours « en accord avec le travail fourni par les étudiants et respectueux des règles sanitaires ».

Ils appuient également la demande faites par les facultés auprès des ministères, de pouvoir adapter les coefficients des épreuves ce deuxième semestre. Le doyen de la faculté de médecine de Rangueil, le Pr Élie Serrano, a affirmé à France 3 régions que « la gestion en toute sécurité du flux des 900 étudiants par jour sur le site du parc des expositions de Toulouse, a imposé la réduction de la durée des épreuves ». Et qu'il était en attente de la réponse du ministère sur la question des coefficients. « Nous œuvrons à la mise en place de la meilleure des solutions possibles pour assurer la tenue de ces épreuves. »


Source : lequotidiendumedecin.fr