Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et de l’éducation, du sport et de la recherche (Igser) ont donc rendu en fin de semaine dernière leur rapport conjoint sur le soupçon de triche aux examens cliniques objectifs structurés (Ecos), ces épreuves orales intégrées au second cycle des études de médecine. Verdict ? « Au terme de leurs investigations, les inspections générales concluent à l’absence de fraude massive lors des Ecos 2026. Leurs travaux excluent toute fuite de sujets lors de ces épreuves et ne révèlent aucune atypie dans l’évolution des résultats et des classements entre les EDN [épreuves dématérialisées nationales] et les Ecos », estiment les inspecteurs.
Résumé des épisodes précédents. Au mois de septembre, une lettre attribuée à un étudiant(e), accompagnée de plusieurs documents et relayée sur les réseaux sociaux, remettait en cause le déroulement des Ecos 2026. L’auteur y dénonçait de possibles fraudes lors de ces épreuves orales qui comptent dans le classement déterminant l’accès à l’internat. Des accusations suffisamment sérieuses pour semer le trouble parmi les étudiants. Dans la foulée, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, avaient saisi conjointement l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR).
Pas de faille sécurité identifiée mais le doute plane
A l'arrivée, ce rapport confirme également la robustesse des procédures de sécurisation et de confidentialité des sujets mises en œuvre par le conseil scientifique en médecine et le Centre national de gestion (CNG). « Aucune faille de sécurité n’a été identifiée à leur niveau. Ces conclusions permettent de confirmer que les résultats des Ecos 2026 ne sont pas remis en cause », indique le rapport.
« Ce rapport présente des éléments factuels qui sont intéressants mais qui ne permettent pas d'affirmer qu'il n'y a pas eu fraude. Il dit juste que c'est peu probable. Le doute continue de planer, nous le déplorons », cadre Thibault Patey, président de l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf).
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