Les masseurs-kinésithérapeutes exerçant en milieu hospitalier demandent l’ouverture « rapide » de négociations pour une revalorisation des salaires et dénoncent la vacance de « nombreux postes » dans les établissements de soins.
La profession déplore l’absence de revalorisation depuis plusieurs années. Or, les prochaines négociations tarifaires « ne sont pas prévues avant 2017 ». « En début de carrière, les kinés sont rémunérés en moyenne 1,05 fois le SMIC (soit 1 400 à 1 500 euros net par mois) », soulignent les syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud, Unsa...), la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR) et le conseil de l’Ordre de la profession.
Ce niveau de salaire entraîne « un manque dramatique » de kinés dans les établissements de santé, qui recourent parfois à d’autres professions pour pourvoir les postes vacants. Outre l’ouverture du chantier tarifaire, les représentants de la profession demandent également la réalisation d’une enquête pour évaluer les besoins en kinésithérapie dans les établissements et une réflexion sur leurs missions en milieu hospitalier.
Entre 10 000 à 15 000 kinés sont salariés, alors que la grande majorité (70 000) exercent en libéral.
Santé des soignants : deux prix pour valoriser l’engagement des blouses blanches pour leurs pairs
Accès aux soins psy : l’alerte de la FHF
Directeur d’hôpital, un « métier exigeant et d’engagement » dont il faut « prendre soin », plaide l’ADH
Padhue : Yannick Neuder promet de transformer les EVC en deux temps