DEUX DÉCRETS parus au « Journal officiel » du 8 septembre avalisent l’extension de l’hospitalisation à domicile (HAD) aux établissements sociaux et médico-sociaux. Permise depuis 2007 dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), cette prise en charge est désormais possible dans les établissements spécialisés pour les patients atteints de handicap mental ou physique. Cette publication satisfait la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD), soucieuse d’éviter « aux personnes fragilisées par le handicap » « des ruptures avec leur environnement habituel du fait d’une hospitalisation parfois traumatisante à l’hôpital ou en clinique ».
Toutefois, la Fédération « déplore qu’ait été édictée une minoration des tarifs applicables aux établissements d’HAD lors de ces interventions », principe « sans fondement et contre-productif ». Établie à 13 %, cette baisse existe déjà pour l’hospitalisation à domicile en EHPAD. « Avec les personnes âgées, nous pouvions comprendre cette minoration au vu des soins basiques déjà apportés sur place par l’équipe soignante de l’établissement, indique la FNEHAD. Mais la prise en charge d’une personne atteinte d’un handicap s’étudie au cas par cas et prend beaucoup de temps. Obtenir un tarif plein aurait été plus opportun ».
La Fédération rappelle que les établissements d’HAD n’ont connu aucune revalorisation de leurs tarifs depuis six ans.
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