Projet d’avenant conventionnel

Un coin dans la liberté d’installation des kinés

Publié le 26/10/2011
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Réunie en congrès, la FFMKR, premier syndicat de masseurs-kinésithérapeutes, a voté à une courte majorité (51,7 %) en faveur du projet d’avenant conventionnel. Ce texte propose une revalorisation de 5,6 % des tarifs (jugée insuffisante par l’ensemble de la profession) et, au choix, l’augmentation de 2 à 2,50 euros de l’indemnité forfaitaire de déplacement (IFD) ou une extension de l’indemnité forfaitaire orthopédique (IFO). Alain Bergeau, président du syndicat, se veut pragmatique. « La profession n’avait bénéficié d’aucune augmentation de l’acte depuis 2007. Et les aides incitatives de 5 800 euros sur trois ans apportées à chacun des 2 000 kinés libéraux exerçant ou voulant exercer en zones sous dotées sont nécessaires. Comme les médecins, notre profession souffre de la désertification rurale ». En contrepartie, à l’instar des infirmières, les kinés acceptent des mesures restreignant leur liberté d’installation en zones sur-dotées : pour chaque nouvel arrivant, un confrère doit laisser sa place au préalable. « Je comprends que les "purs et durs" de la profession aient refusé en bloc l’avenant, explique Alain Bergeau. Mais nous n’avons plus le choix ».

A.B-I

Source : Le Quotidien du Médecin: 9032