Faut-il croire aux belles histoires même et surtout lorsqu'elles ne sont peut-être pas vraies ? Le cinéma de François Ozon ne cesse de roder autour du deuil, de l'absence. Comment survivre après la perte ? Cela exige parfois de l'histoire (ici des mensonges) et de la géographie (être ailleurs) pour s'inventer une nouvelle vie. Avant ce résultat, François Ozon aura multiplié les chausses-trappes autour de ce soldat allemand tué au cours de la Première Guerre mondiale et dont la tombe est fleurie par un jeune Français. Au final, la leçon du film est alors simple. En amour, tout est possible, même de tomber amoureuse d'un meurtrier par accident. Avec l'art, rien n'est interdit, même de se rencontrer grâce à une peinture d'Edouard Manet intitulé Le suicidé. Pour être plus convaincant, on aurait aimé un peu moins d'académisme, un comble pour ce cinéaste qui multipliait encore peu les audaces et les provocations. Et un plus d'émotion. Le film tend vers le mélo mais ne l'atteint pas. Il aura toutefois révélé une jeune comédienne allemande, Paula Beer, confirmé le talent de Pierre Niney. Et permis à François Ozon, de signer un film mineur mais réussi.
Brève
Le deuil et rien d'autre ?
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Publié le 26/01/2017
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film Frantz
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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