« Autant sa maladie a été admirablement traitée, autant sa fin de vie aura été honteusement négligée. Lui voulait juste mourir dignement, et cela n’a pas été le cas. Le retour chez lui après l’arrêt des traitements se révèle vite intenable. Un ami médecin me conseille de chercher d’urgence une unité de soins palliatifs ou bien la mise en place d’un accompagnement à domicile. Le parcours du combattant commence. Comme il veut rester chez lui, je sollicite des associations spécialisées. Des heures au téléphone à attendre que quelqu’un décroche. On me balade gentiment de structure en structure. Fin de non-recevoir polie à chaque fois. On m’explique que son appartement n’est pas adapté aux soins à domicile : il ne comporte pas de douche, seulement une baignoire, et la cuisine est à l’étage, personne n’acceptera de s’occuper de lui dans ces conditions. Surtout, il ne souffre pas, et il faut souffrir pour être éligible aux soins à domicile : les traitements antidouleur ne peuvent en effet être administrés sans une surveillance médicale, mais puisqu’il n’a pas si mal… »
Vanessa Schneider à propos de la fin de la vie de son père Michel in Le Monde du 19 janvier 2023, extrait.
Pause exceptionnelle de votre newsletter
En cuisine avec le Dr Dominique Dupagne
[VIDÉO] Recette d'été : la chakchouka
Florie Sullerot, présidente de l’Isnar-IMG : « Il y a encore beaucoup de zones de flou dans cette maquette de médecine générale »
Covid : un autre virus et la génétique pourraient expliquer des différences immunitaires, selon une étude publiée dans Nature