Emmanuelle Cortot-Boucher est officiellement nommée directrice générale de l'Agence de biomédecine (ABM) par décret paru au « Journal officiel » du 31 octobre pour un mandat de 3 ans renouvelable. Auditionnée par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale le 25 septembre, elle succède à Anne Courrèges qui était à la tête de l'agence depuis décembre 2014.
Sa mission va s’articuler autour de deux grands axes. Le premier concerne la mise en œuvre des trois plans ministériels 2017-2021 portés par l'Agence de la biomédecine : le plan sur la greffe d’organes et de tissus, celui sur la greffe de cellules souches hématopoïétiques et celui sur la procréation l’embryologie et la génétique humaines. « Pour chacun d'entre eux, il s'agira de poursuivre et d’amplifier le travail accompli pour atteindre les objectifs fixés en lien avec l'ensemble des parties prenantes », précise l'ABM.
Mise en œuvre de la loi de bioéthique
Le second axe est consacré à la loi relative à la bioéthique : l'ABM apporte un « appui nécessaire dans le cadre du processus d'adoption de la loi » et devra « assurer la mise en œuvre des dispositions qui en seront issues, notamment celles qui confieront de nouvelles missions à l'agence », souligne l'ABM.
Emmanuelle Cortot-Boucher est diplômée de l’École polytechnique, de l’École nationale de la statistique et de l’administration et est une ancienne élève de l’École nationale de l’administration (ENA, promotion Léopold Sédar Senghor comme Emmanuel Macron).
Après ses études, elle devient rapporteur à la section du contentieux et à la section des finances du Conseil d’État en 2004. Elle rejoint ensuite le cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, des Affaires sociales, de la Famille et de la Solidarité, en tant que conseillère technique en charge des affaires juridiques, européennes et internationales de 2007 à 2009.
Depuis 2010, elle a été rapporteur public auprès de l’assemblée du contentieux du Conseil d’État, rapporteur public auprès du Tribunal des conflits et rapporteur adjoint auprès du Conseil constitutionnel. Elle est également professeur associé en droit public à l’université Paris-II (Panthéon-Assas).
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