Alors que la situation épidémique se dégrade, l’Agence de la biomédecine (ABM) prend les devants pour anticiper une adaptation des activités d’assistance à la procréation assistée (AMP). Dans une recommandation du 6 octobre, élaborée par un comité (1) constitué en mars, elle préconise de donner la priorité « aux femmes en cours de stimulation et aux personnes en cours de préservation urgente de la fertilité ».
Afin d’assurer la continuité des soins, les centres et établissements conventionnés sont invités à renforcer leur coopération afin de pouvoir réorienter les patients en cas de réduction de l’activité ou de fermeture d’un site. En parallèle, la télémédecine est à privilégier.
Un questionnaire de recherche de symptômes avant le don
Avant un don de gamètes, l'ABM met à disposition un questionnaire de recherche de symptômes d'une infection à SARS-CoV-2. Pour le don d’ovocytes, la recherche systématique du SARS-CoV-2 par PCR n’est plus recommandée avant le déclenchement de l’ovulation, mais elle reste préconisée pour les femmes faisant appel à une préservation de la fertilité (en cas de traitement contre le cancer notamment) « dans un délai le plus court possible avant le geste médical, même en l’absence de symptômes », avec un résultat le jour de la préservation. Par ailleurs, « les embryons conservés en vue d’un don entre septembre 2019 et mars 2020 peuvent être utilisés sans recourir à une sérologie de contrôle », indique l’ABM.
Des spécificités pour le don de spermatozoïdes
Pour le don de spermatozoïdes, la recherche du SARS-CoV-2 par PCR reste nécessaire 48 heures avant le premier recueil, même en l'absence de symptômes. La sérologie avec dosage des anticorps totaux est également conseillée, 48 heures avant les différents recueils et un mois après le dernier recueil.
Pour les spermatozoïdes conservés entre septembre 2019 et mars 2020, le statut du donneur vis-à-vis du SARS-CoV-2 n'est pas connu. L'ABM recommande de proposer une sérologie aux donneurs. Si la sérologie est négative, le don est possible. En cas de sérologie positive, il n'est pas possible de dater la séronconversion, est-il précisé. Il pourra être envisagé soit d'écarter les paillettes du don, soit de les tester par RT-PCR.
(1) Ce groupe de travail réunit des sociétés savantes, des experts, une association de patients, des représentants des agences régionales de santé (ARS) et du ministère de la Santé.
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