Comme annoncé lors de la dernière Conférence internationale de la Société internationale sur le sida (IAS), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier ses nouvelles recommandations sur l’initiation d’un traitement antirétroviral (ARV) chez les patients infectés par le VIH, et la prophylaxie pré-exposition.
Il s’agit d’une partie importante des recommandations plus globales qui doivent être publiées en 2016, concernant la prise en charge et la prévention des infections par le VIH.
Pour la première fois, l’OMS recommande l’initiation d’un traitement par ARV quel que soit le taux de CD4 dans le sang des patients infectés. L’organisation précise que cette décision fait suite aux preuves expérimentales du bénéfice d’un traitement antirétroviral précoce chez tous les sujets séropositifs asymptomatiques. En France, c’était notamment le cas des essais ANRS TEMPRANO et START. Jusqu’à présent, l’OMS préconisait l’initiation d’un traitement pour un taux de CD4 inférieur à 500/mm3.
En France, les recommandations de la HAS en vigueur datent de 2007 et préconisent l’abstention thérapeutique chez les patients asymptomatiques ayant plus de 350 CD4/mm3, sauf situation particulière (grossesse, thrombopénie, etc.). Les recommandations du Collège des universitaires des maladies infectieuses et tropicales (CUMIT) ont, en revanche, déjà intégré l’idée d’une mise sous traitement sans seuil.
La PrEP désormais recommandée
Une autre recommandation très attendue, suite aux bons résultats des essais IPERGAY et PROUD, concerne la prophylaxie pré-exposition (PrEP) qui est désormais considérée comme un moyen de prévention possible pour les personnes à haut risque d’infection.
L’OMS précise qu’elle considère comme « personnes à haut risque d’infection » les partenaires non-infectés de couples sérodiscordants, les hommes ayant des relations avec d’autres hommes, et les femmes transgenres des pays dans lesquels il existe des hautes prévalences d’infection par le VIH dans ces catégories.
L’OMS recommande une PrEP basée sur une prise orale et quotidienne de Truvada (emtricitabine et ténofovir diisopropyl, Gilead), et souligne qu’elle doit s’inscrire dans une approche plus générale de prévention, avec notamment l’utilisation du préservatif.
En France, un groupe de travail de l’ANSM a été constitué pour accorder une recommandation temporaire d’utilisation au Truvada dans l’indication de la PrEP.
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