À l’occasion du congrès de l’European Society of Cardiology (ESC) qui se tient en ce moment à Barcelone, une étude finlandaise a été présentée, qui montre que la surconsommation de sel est associée à un risque multiplié par deux d’arrêt cardiaque.
Cette étude prospective de 12 ans a été menée sur 4 630 personnes, âgées de 25 à 64 ans au moment de leur inclusion. Elle a utilisé l’extraction de sodium sur 24 heures, considérée comme le gold standard, pour l’estimation de consommation de sel au niveau individuel.
La prise de sel a été divisée en quintiles (< 6,8 g de sel par jour, entre 6,8 et 8,8 g, entre 8,8 et 10,9 g, entre 10,96 et 13,7 g, et au-dessus de 13,7 g).
Le risque diminue avec la baisse de la consommation
Pendant le suivi, 121 sujets ont eu un arrêt cardiaque. Après ajustement pour l’âge, le sexe, le niveau d’études, le risque était augmenté de 110 % dans le quintile consommant le plus de sel (par rapport à celui en consommant le moins), de 70 % dans celui consommant entre 10,9 et 13,7 g, et de 40 % dans celui consommant entre 8,8 et 10,9 g. Le risque était cependant légèrement inférieur dans celui consommant 6,8 à 8,8 g.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention