Les conférences des doyens en santé (médecine, pharmacie, maïeutique et odontologie) et les présidents d'université (CPU) ont formulé plusieurs propositions dans le cadre du Ségur sur le corps académique et la recherche qui ont besoin d'être dépoussiérés. Ils appellent le gouvernement à créer des « postes universitaires de territoire » en dehors des CHU (CH, secteur libéral, structures de soins primaires et de prévention) et des postes hospitalo-universitaires en médecine générale et maïeutique pour mieux encadrer les jeunes médecins en formation et leur donner goût à la recherche et à l'enseignement.
Autre proposition : mettre en place un nouveau système de financement de la recherche, « en décrochage aujourd'hui par rapport aux autres pays ». La conférence suggère de rehausser le financement en biologie santé pour atteindre 40 % du budget de la recherche. Elle plaide aussi pour le développement d'une « recherche médicale moderne » qui ne repose pas seulement sur le modèle « clinique » mais intègre d'autres disciplines comme les sciences du numérique, humaines ou sociales ou encore la science politique. Le développement de la filière universitaire et de la recherche en santé publique est une autre priorité. Cela permettrait de travailler sur des sujets comme le management en santé ou l'anticipation et la gestion de crise sanitaire.
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