Chez les femmes ayant connu un premier épisode de trouble affectif du post-partum (qui inclut la dépression du post-partum), le risque d’en connaître un à l’occasion de la naissance suivante est entre 26,9 et 46,4 fois plus élevé qu’en cas de naissance précédente sans trouble. C’est ce qu’indique une étude danoise, parue dans « PLOS Medicine ».
Un désordre affectif du post-partum retrouvé dans 0,6 % des naissances
Cette étude s’est basée sur des registres danois regroupant 457 317 femmes ayant eu un premier enfant entre 1996 et 2013. Les chercheurs ont suivi ces femmes (qui n’avaient pas utilisé avant leur grossesse d’antidépresseur ni n’avaient été hospitalisées en psychiatrie) jusqu’en 2014.
Ils ont constaté que 0,6 % d’entre elles avait subi, après cette première naissance, un désordre affectif du post-partum – défini comme la prise d’antidépresseurs ou une consultation à l’hôpital pour dépression. Un an après leur premier traitement, 27,9 % de ces femmes étaient toujours sous traitement, et 4 ans après l’initiation de leur traitement, 5,4 % d’entre elles étaient toujours sous traitement.
Par ailleurs, le risque de connaître une nouvelle naissance avec désordre affectif du post-partum était de 21 % pour celles qui avaient consulté à l’hôpital pour dépression après la première naissance et de 15 % pour celles qui avaient pris des antidépresseurs après leur première naissance. Ce qui signifie que pour ces femmes sans antécédent psychiatrique le risque de désordre affectif du post-partum était multiplié par 46,4 (dans le premier cas) et par 26,9 (dans le second cas), si on le compare avec le risque de 0,6 % à la première naissance. D’où la nécessité de mettre en place des mesures de prévention secondaire chez les femmes subissant une dépression du post-partum.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention