-Cancer Le schéma vaccinal n’étant pas toujours suivi au pied de la lettre, une étude américaine a voulu voir la relation entre le nombre d’injections du vaccin anti-HPV et la présence de lésions précancéreuses du col de l’utérus. L’étude s’est appuyée sur une base de données (Optum's Clinformatics DataMart Database) regroupant les données médicales des jeunes filles/jeunes femmes de 9 à 26 ans. 133 082 femmes ont été incluses dans ce travail rétrospectif : 66 541 ayant reçu au moins une injection de vaccin quadrivalent HPV entre 2006 et 2015 et 66 541 non vaccinées. L’analyse a tenu compte du nombre de doses vaccinales et de l’âge à la première injection.
Parmi les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, le risque de dysplasies de haut grade pour les trois injections est de 0,84 soit une diminution du risque de 16 %. En ce qui concerne la protection vis-à-vis des lésions pré-invasives confirmées par l’anatomo-pathologie, la réduction de risque est de 36 % pour le schéma à une dose, 28 % pour les deux doses et 34 % pour le programme en 3 injections.
Les auteurs concluent que l’administration de 1, 2 ou 3 doses de vaccin HPV chez des jeunes filles âgées de 15 à 19 ans est associée à une plus faible incidence de lésions cancéreuses pré invasives comparativement aux femmes non vaccinées.
Pour Julia ML Brotherton et al. qui signent l’éditorial qui accompagne l’article, « ces données s'ajoutent aux preuves croissantes suggérant qu'il pourrait vraiment n’y avoir aucune différence majeure à 10 ans dans la protection contre les lésions cervicales préinvasives, conférée par 1, 2 ou 3 doses de vaccination contre le HPV ». Depuis quelques années plusieurs études notamment suédoises, australiennes et danoises ont déjà apporté des arguments dans ce sens, d’où une réflexion autour de ce schéma simplifié qui pourrait améliorer l’acceptabilité et diminuer le coût de la vaccination.
En France, le nombre d’injections recommandées est déjà passé de 3 à 2 pour les jeunes filles entre 11 et 14 ans. Entre 14 et 19 ans, l’attitude reste plus conservatrice avec le schéma standard en trois doses à 0, 2 et 6 mois. De même pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes jusqu’à 26 ans révolus.
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:-PLoS One : 4 semaines sans portable avant de dormir suffisent à améliorer le sommeil
Une petite étude sur 38 patients montre qu’éteindre son portable 30 minutes avant de dormir a déjà des effets bénéfiques sur le sommeil au bout de 4 semaines. La latence à l’endormissement est réduite de 12 minutes et la durée de sommeil est prolongée de 18 minutes. La qualité du sommeil est aussi significativement améliorée. Le bonus est aussi visible sur l’humeur et la mémoire du travail.
-Lancet : L’attelle en résine, une bonne alternative à la botte plâtrée pour la rupture de tendon d’Achille
Après une rupture du talon d’Achille non opérée, une attelle ferait mieux qu’une botte plâtrée dans la phase de cicatrisation (en permettant une mobilisation plus précoce et en limitant les risques d’amyotrophie et de raideur articulaire), selon l’étude UKSTAR menée chez 540 patients recrutés dans 39 hôpitaux. Les auteurs ne rapportent pas plus de récidives de ruptures et le rapport cout bénéfice cher au Britannique est meilleure pour l’attelle.
-eLife : Pourquoi la chauve-souris héberge des virus aussi dangereux
SARS, MERS, Ebola, Marburg et maintenant Covid 19... depuis plusieurs années la chauve-souris fait émerger des virus dangereux chez l’homme. Son système immunitaire particulier qui sanctuarise dans son organisme les virus qui en profitent pour se multiplier et augmenter leur virulence pourrait être en cause. En effet, grâce à une barrière d’interféron produite très rapidement, la chauve-souris se protège efficacement mais elle constitue un réservoir très productif de virus. Par ailleurs, son habitat naturel étant de plus en plus réduit par l’activité humaine, elle se retrouve plus facilement au contact d’autres animaux qui peuvent servir d’intermédiaire à l’infection humaine.
-PLoS One : Du miel après une amygdalectomie
Une étude portant sur deux cohortes de 76 patients adultes montre que le miel en adjuvant peut avoir un léger effet antalgique dans les 5 premiers jours post-opératoire après amygdalectomie. Par rapport au groupe contrôle, le groupe miel souffre moins de réapparition de pic douloureux à J5. Les périodes où l’EVA est supérieure à 4 sont limitées aux 3 premiers jours alors qu’elles durent 5 jours dans le groupe contrôle. Ils rapportent aussi significativement moins de troubles du sommeil, moins de conséquences de la douleur sur l’activité quotidienne et moins d’hémorragies post-opératoires.
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Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention