Au lendemain du référendum britannique, voilà un nouvel exemple de paralysie au sein de l'UE. C'est désormais à la Commission européenne de décider du sort de l'autorisation du glyphosate. Un vote au sein du comité d'appel qui traite des produits phytosanitaires a confirmé l'impossibilité de réunir une majorité qualifiée, apparue lors d'une série de réunions en première instance.
La France a voté contre un renouvellement tout comme Malte. L'Allemagne, l'Italie, le Portugal, l'Autriche, le Luxembourg, la Grèce et la Bulgarie se sont abstenus, selon un diplomate européen. Dix-neuf pays ont approuvé la proposition de la Commission de prolonger l'autorisation, mais ils ne représentaient qu'un peu plus de 51% de la population de l'UE, contre les 65% requis par la règle de la majorité qualifiée.
"La Commission regrette qu'aucune décision n'ait pu être prise par les Etats membres, malgré ses efforts ces dernières semaines pour répondre aux demandes et aux inquiétudes d'une certain nombre de gouvernements, ainsi que du Parlement européen", a précisé son porte-parole. Après avoir proposé en vain un renouvellement pour quinze puis neuf ans, la Commission avait suggéré de prolonger l'autorisation actuelle jusqu'à ce que l'Agence européenne des produits chimique (Echa) publie son étude sur la substance, soit entre 12 et 18 mois. Sans plus de réussite...
Selon la réglementation européenne, l'absence de décision en comité d'appel la remet dans les mains de la Commission, une situation que regrette l'ONG Greenpeace. "La Commission s'apprête à donner au glyphosate une période de grâce déraisonnable, qui va laisser les populations et la nature exposées à l'herbicide controversé. Elle devrait utiliser cette période pour esquisser un plan de sortie du glyphosate", a plaidé Franziska Achterberg, responsable des questions alimentaires pour Greenpeace-UE.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention