Lors du lancement de la campagne d’information Octobre rose 2014 sur le dépistage national organisé du cancer du sein, organisée ce mois d’octobre par le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et l’Institut national du cancer, Marisol Touraine a précisé que ce cancer se soigne dans neuf cas sur dix s’il est détecté à temps. Elle a rappelé les objectifs fixés par ce dépistage dans le cadre du plan cancer 3.
D’abord, personnaliser l’approche du dépistage. Pour cela s’appuyer d’avantage sur le médecin traitant qui doit proposer la forme de dépistage la mieux adaptée au niveau de risque. Jusqu’à présent, seules les personnes à risque moyen bénéficiaient d’un suivi organisé. Les femmes à risque aggravé vont donc maintenant être intégrées dans les programmes de dépistage. "20% des femmes ont des risques aggravés d'avoir un cancer avant 50 ans" indique la présidente de l'Institut National du cancer (INCa) Agnès Buzyn, soulignant que ces femmes devaient se faire dépister "plus souvent".
Pour les femmes à risque moyen, de plus de 50 ans, le dépistage organisé, qui leur convient, doit continuer à évoluer comme il l’a fait pendant dix ans. Vis-à-vis des femmes à risque élevé et très élevé, il faut, selon la ministre, « mieux adapter les propositions qui leur sont faites ». Le risque dit « élevé » concerne des femmes qui présentent des antécédents familiaux de cancer du sein. Le risque très « élevé » touche des femmes porteuses d’une mutation des gènes BrCA1 ou BrCA2. Des consultations d’oncogénétiques leur seront proposées par leur médecin traitant et/ou un suivi spécifique dont les modalités ont été précisées par la HAS et par l’Inca.
Deuxième objectif : améliorer l’efficience du dépistage. Il doit être plus efficace sur l’organisation et la mise en œuvre des nouvelles techniques. Ainsi que son éthique en développant l’information délivrée aux femmes qui doit être, dixit Marisol Touraine « loyale, sur les avantages et les inconvénients du dépistage ».
Enfin, troisième objectif : le renforcement de la lutte contre les inégalités d’accès au dépistage. Pour cela, il faut « mener des actions ciblées au plus proche des populations éloignées du système de santé ». Le plan cancer 3 met en avant des dispositifs pour faire reculer ces inégalités. Ainsi la dispense d’avance de frais et la prise en charge totale des actes de dépistage. Un travail a également été fait pour identifier les régions les moins accessibles au dépistage organisé.
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