À l’instar du CNGE qui dénonçait au début du mois une « information tronquée des femmes sur le dépistage organisé du cancer du sein », plusieurs associations et médecins réclament désormais une information « plus objective » sur ce sujet.
Une lettre ouverte a été envoyée à Marisol Touraine en ce sens. Les signataires de cette missive sont le président de l’UFC-Que Choisir, le Dr Cécile Bour du Collectif Cancer Rose, un site d'information sur le dépistage du cancer du sein mis en place par des médecins, Bruno Toussaint directeur éditorial de la revue Prescrire et Paul Aymon, porte-parole du groupe Princeps qui réunit des médecins travaillant notamment sur la surmédicalisation et le surdiagnostic.
"L'information disponible, tant pour les femmes que pour les professionnels de santé doit être rendue plus objective, en présentant aussi bien les avantages que les inconvénients du dépistage, à partir des données de la science" écrivent les signataires.
La lettre intervient alors que le ministère de la Santé vient d'annoncer une "rénovation profonde" du programme de dépistage organisé du cancer du sein à la suite de la publication d'un rapport mettant en doute les bénéfices de ce dépistage tel qu'il est pratiqué aujourd'hui.
Selon le rapport de la Concertation citoyenne et scientifique paru la semaine dernière, le dépistage du cancer du sein "fait l'objet d'une controverse scientifique et non d'un consensus, que ce soit sur la réalité ou l'importance des bénéfices attendus ou sur l'importance de ses effets indésirables, liés aux surdiagnostics et surtraitements, largement sous-estimés" relèvent les signataires de la lettre ouverte qui réclament des "actions fortes" de la part du ministère. Parmi celles-ci, ils citent une "formation adéquate" des professionnels de santé concernés "afin qu'ils soient en mesure d'expliquer la controverse, les effets indésirables et les inconnues du dépistage".
Ils réclament également que le dépistage du cancer du sein ne soit plus inclus dans les critères de la ROSP. Une demande déjà formulée par la FMF la semaine dernière
"C'est seulement ainsi que les femmes pourront en toute confiance se tourner vers leur médecin pour discuter de leur choix", ajoutent-ils.
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