Agnès Buzyn et Frédérique Vidal s'étaient engagées à ce que le futur service sanitaire ne coûte pas un centime aux étudiants en santé concernés et à ce que tous leurs frais de déplacements soient pris en charge. Entre les promesses et les résultats dans le projet d'arrêté encadrant le dispositif, il y a un monde.
« Force est de constater aujourd’hui que le cadre proposé par le gouvernement n’est absolument pas sécurisant pour les étudiants », reproche ce vendredi l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) dans un communiqué.
À peine deux tickets de bus quotidien
L’arrêté cadrant le service sanitaire, examiné par le Conseil national de l’Enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) prévoit de limiter la prise en charge des frais de déplacement. « Ceux qui réaliseront le service sanitaire en premier cycle recevront une indemnité liée aux frais de déplacements d’un montant forfaitaire de 89 euros bruts, pour une durée d’action avoisinant les 30 demi-journées », explique l’Anemf. L'association fustige une indemnité « ridiculement basse » ne permettant pas de payer « deux tickets de bus urbain par jour ». « L’Anemf ne pourra soutenir un service sanitaire réalise aux dépens des conditions de vie des étudiants en médecine, que l’on sait déjà précaires », ajoute l’association. Elle appelle donc le gouvernement à revoir sa copie sur les frais d’hébergement et de déplacement, et les directeurs d’UFR à refuser d’envoyer les étudiants sur des terrains de stage qui les forceraient à mettre la main à la poche.
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